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jeudi 30 janvier 2014

Changement radical ! En effet, après avoir été sur les îles du golfe de Thailande (coté EST), je souhaite tester les îles de la Mer d'Andaman . La plus connue est PHUKET (il faut prononcer POUKET... ). 

Et l'image que l'on retrouve le plus souvent, ce sont ces pics karstiques qui surgissent de la mer et abritent souvent une belle plage de sable blanc...

Vu comme cela, ça donne envie... non ?


Première étape: KOH LANTA

 Comment y aller ?

Depuis Koh Tao : tout d'abord le bateau (j'ai pris le speedboat de la compagnieLOMPRAYAH : 2H30 de navigation). Au saut du lit! (le bateau pars à 6H, il faut mettre le réveil à 4H45.... pffff c'est ça les vacances ?... heureusement, ça permet de voir le Sunrise en mer !) 
Puis le bus de SURAT THANI pour KRABI pour environ 3H. Puis un mini Bus de KRABI jusqu'à LANTA (avec la traversée en bac, compter environ 2H30 de transport minibus en mode Sardines). Tout cela coûte environ 1300 Bath.




C'est comment Koh Lanta?

D'entrée autant le préciser : Koh Lanta n'est pas l'endroit où l'on trouve du sable fin, des pics karstiques et de l'eau turquoise gorgées de corail et de poissons. C'est d'ailleurs (un peu) ma déception à l'arrivée. Avec le côté "tourisme de masse" également: marché de souvenirs , grandes boutiques de vêtements et sacs "à marques" - c'est à dire des copies -. Il est même possible de faire un tour à dos d'éléphant, de visiter une ferme à papillons, de faire une visite payante du parc national, de se payer des excursions en bateaux sur les îles, de faire du canoe, etc, etc, etc ...

Autre point non négligeable : c'est la haute saison. Donc tout est Full et donc cher. Heureusement qu'à l'arrivée sur l'île j'ai fait la connaissance de Morgane et Stéphane (2 amis bretons), avec qui nous avons partagé la galère de la première recherche d'une chambre. Après pas mal d'échecs « FULL » ou beaucoup trop cher, nous optons pour le partage d'un bungalow pas spécialement terrible à 2300 Bath (soit pratiquement 60 euros la nuit). Une petite piscine, un accès à la plage de sable pas très fin... Mais quand on a pas le choix... Le lendemain, nous trouvons un bungalow a peu près senblable pour … 1000 Bath.
Alors le bilan sur Koh Lanta, après 3 nuits :





Pour ceux qui recherchent les plages paradisiaques, ne pas choisir cette île. Il y a tout ce qu'il faut ailleurs ! (Tenter les iles plus au Sud comme Koh Lipe paraît une bonne idée... mais je n'ai pas vérifié!)
    L'intêret réside dans la diversité de ses paysages : il y a donc côté Ouest de longues plages fines (surtout à marée haute) avec pas mal de cailloux dans l'eau. Dans le Sud, beaucoup de petites criques entourées de palmiers et de forêts primaires. Sur la côté EST, où il y a peu de logements touristiques, il faut voir les villages de pêcheurs, les élevages de crevettes, la vue sur les îles voisines. Et dans le Nord, la mangrove. 
    Et au « milieu », plantée sur de petites collines abruptes, la forêt primaire qui commence à être déboisée.



      Avec de la chance, tu peux voir des Varans (le temps de sortir l'appareil photo, celui que j'ai aperçu a disparu dans la forêt). Et quelques singes circulent librement le long des routes.




        Une originalité par rapport au reste de la Thailande : le Sud est autant boudhiste que Musulman. Les femmes sont donc parfois voilées. Mais surtout, elles conduisent les taxis !


          En résumé, Lanta n'est pas un passage obligé pour qui a peu de temps. Par contre, même si le tourisme – et donc le béton - a complétement envahi ses plages, elle peut être une alternative pour se poser relativement au calme (en comparaison avec les îles à succès comme Koh Phi Phi , Phuket, voir les environs de Krabi, c'est sans commune mesure !).


          2ème étape : KRABI et ses environs

          Comment y aller ?

          Pour aller de KOH LANTA à KRABI,2 solutions : le minivan Ou le bateau. Et 2H00 de transport environ. Le bateau - que l'on a choisi – s'arrête dans les 2 îles intermédiaires (KO JUM et KO SRIBOYA). Avec, à chaque fois, un ballet de Long boat pour embarquer / débarquer ceux qui ont choisi de faire une halte sur ces îles. Ce moyen de transport coûte 400 baht, auxquels il faut rajouter le transfert au port.

          Et ensuite, un Longboat (200 Bath) du port de KRABI pour RAYLAY Beach, le long de la mangrove et des pics karstiques! Une pure merveille pour les yeux; cela donne envie pour la suite ...

          RAYLAY BEACH

          Je ne vais pas faire durer le suspense! RAYLAY: LA déception de tout mon voyage. 

           La mariée était trop belle. L'arrivée au milieu des pics de Calcaire, avec la forêt et la plage... tout s'annonce bien . Puis tout à coup, le longboat s'arrête à quelques dizaines de mètres du bord de plage. Normal, car c'est marée basse. Mais, une fois les pieds dans l'eau, surprise: pas de sable mais de la vase; ça commence bien! Bon c'est pas grave, la belle plage est de l'autre côté de la presqu'ile.

          Raylay Beach

          Long boat en rang d'oignon
          Alors allons y de l'autre côté... Oups ! La longue plage est superbe en effet; mais c'est bourré de touristes ! Du genre asiatiques déguisés en Bioman et avec des bouées aux bras!

           Et, le truc qui tue: il y a une centaine de LongBoat parqués sur le bord, avec Allers / Retours incessants pour amener les touristes sur les plages, et les îles alentour... 

          Côté herbergement tout ce qui est abordable est Full. Et le reste est archi cher (6000 Bath la nuit!). J'ai l'impression de mettre fait piéger sur cette presqu'île et que je suis en train de me faire presser comme un citron. Même la bouteille d'eau est passée à 40 Bath (Normalement, c'est 14 bath, et sur KOH TAO c'était 20 Bath)

          Tonsay Bay
          Bon c'est pas grave, on va aller chercher une Guest House sur Tonsay Bay, le coin tranquille de la presqu'île. 


          Que l'on quitte finalement au bout de 3 heures, d'un commun accord les trois ...  

          Je ne suis pas venu en Thailande pour me farcir les côtés négatifs de la côte d'Azur en plein été. Dommage c'était si beau ! Direction la plage à côté: AO NANG



          AO NANG

          Finalement il faut reprendre - pour 50 Bath - un de ces longboat qui font des allers / retours incessants. Et se faire déposer une demi heure plus tard (non inclus le temps d'attente nécessaire pour avoir au moins 8 personnes dans le bateau), sur une plage bourrée de touristes aussi. Et le long de la plage, des centaines de commerce tous dédiés à Dieu "Les pépettes", avec une pizzéria tous les 100 mètres (oui j'exagère, mais je suis dépité)

          Mais on est où ? Pour moi, c'est le coup de grâce ! Demain, c'est sûr, je repars pour Bangkok!

          Dommage, c'est si beau !

          En attendant, il faut trouver un logement... Ce sera Happyness Resort (le nom qui tue son homme en pleine dépression !). Il n'y a plus rien de disponible ! Par défaut, nous prenons un bungalow à 1600 qui n'a que 2 couchages et auquel il faire faire rajouter pour 1 lit en extra ... pour 300 Bath...
















          Ma conclusion

          Quel gachis! J'en ai quand même pris plein les yeux et je garde de bien belles images !

          Mais je ne m'attendais pas à trouver là cet hyper tourisme de masse. Avec tous les côtés négatifs classiques: trop cher, trop surpeuplé, trop pas la Thailande, trop de gros, trop de silicone, ....

          Je ne vais pas insister plus. Il faut peut être testé (certainement !) en dehors de la haute saison. Mais moi, avant cela, j'irai faire les plages dans d'autres coins du monde voire de la Thailande ... 

          Allez tant pis, c'est le Nouvel An Chinois dans quelques jours: il faut juste trouver l'endroit où bien le fêter ! En attendant, direction la vieille capitale des rois : AYUTTHAYA !

          lundi 27 janvier 2014

          Après le Cambodge, c'est la Thailande qui est au programme... pour une deuxième passe. Et pour, maintenant, faire le Sud, avec notamment les îles. Et KOH TAO fait partie de celles qui sont réputées pour la plongée... 

          En route pour le turquoise, les cocotiers, le sable fin et les poissons à profusion !



          Comment y aller ?


          Pour rappel, je viens du Cambodge et notamment de PHNOM PEHN. Ce qui représente un sacré paquet de kilomètres pour rejoindre le Sud de la Thailande.

          Première étape: Aller jusqu'à BANGKOK (j'ai pas trouvé de solution plus simple)

          Plusieurs options sont possibles:
          1. Prendre le bus pour aller à la frontière entre le Cambodge et la Thailande (à POIPET) Compter 7 heures. Puis passer la frontière pour obtenir un "visa" Thai de 15 jours (Certains ont eu besoin de 3H). Puis prendre le bus ou le train pour rejoindre Bangkok. Environ 5H. Pour cette option, j'ai compté environ une vingtaine d'heure - à force d'avoir petit soucis sur mes autres trajets, j'ai préféré compter large-  
          Budget: environ 30$

          2. Prendre l'avion entre PHNOM PEHN et BANGKOK: 1H30  de vol, plus les trajets pour aller ou venir des aeroports. 
          Budget: environ 100$ 

          Moi, j'ai choisi l'option Avion car je sature un peu des déboires en Bus de ces derniers temps, et que je ne me vois pas faire un plan de 20H sur les routes du Cambodge puis de la Thailande. 

          2ème étape: Direction le Sud Thailande 

          Sachant qu'en plus, ensuite, il faut aller dans le Sud de la Thailande soit par bus (10H), par train ( il faut 8H environ et il existe des trains de nuit avec couchette; mais il n'est pas possible de réserver par internet... en tout cas je n'ai pas trouvé comment), ou par Avion (attention à la destination souhaitée: pour KOH SAMUI, il y a des compagnies qui vont directement sur l'île, et d'autres passent par SURAT THANI avec une partie en bus + bateau).

          J'ai pris l'avion, toujours pour des raisons "d'optimisation des trajets en transports collectifs". Et parce que je n'ai pas voulu aller à la gare de Bangkok sans être sûr de pouvoir avoir un billet directement. Mais cette option n'est pas heureuse, en tout cas avec Air Asia. Certes le trajet en avion est court. Mais il faut ensuite prendre le Bus pour aller au port de DONSAK, puis le bateau (compris dans les 120€). Un vrai périple qui prend en tout environ 8H00, sans compter les aléas et retards si communs en Asie...

          3ème étape: Prendre le ferry et/ou le speed boat


          Selon l'option choisie (Ferry, donc bateau lent ou Speed boat), le trajet dure entre 4h et 6h... J'ai donc pris tout d'abord le Ferry pour aller sur l'ile de KOH SAMUI. Avec mon option Air Asia, j'ai été obligé de m'arrêter 3H sur cette île. Pour ensuite reprendre le speed boat de la compagnie LOMPRAYAH (un conseil pour ceux qui veulent circuler en bus ou en bateau: choisir cette compagnie sérieuse et bien organisée).
           Départ 17H... arrivée 3H00 plus tard, après un stop à Koh Phangan et son beau couché de soleil. 
          Avec la mer démontée, cela a été (très) sportif. Et beaucoup ont laissé le quatre heure en route !

          Bref, tu l'as compris: les plages paradisiaques, ça se mérite! Mais les voyages forment la jeunesse...


          KOH SAMUI


          Je n'ai pas vu grand chose de Koh Samui, et surtout pas les plages intéressantes de la côte Nord et Nord Est... Mais l'île ne m'interressait pas au départ (je viens sur ces îles dans l'unique but de faire de la plongée et un peu profiter du sable blanc). Et pour le peu de ce que j'ai vu, pas sûr qu'il faille s'y arrêter; sauf peut être pour y lézarder un jour ou deux sur la plage.



          KOH PHANGAN

          J'ai encore moins vu de chose qu'à Koh Samui, à part le port. Donc je ne vais pas apporter beaucoup d'avis sur cette île. 

          Ce qui m'a fait un peu "peur" c'est toutes ces "jeunes personnes" qui attendaient le bateau pour venir à Koh Tao! L'explication est simple et il faut y être vigilant: le lendemain de chaque Full Moon Party, les fêtards quittent Koh Phangan pour aller sur Koh Tao... La meute arrive! Erreur à ne pas reproduire !



          KOH TAO


          Cette île est la plus petite des 3. Mais c'est un des plus beaux coins pour plonger

          Et surtout, elle a la réputation de l'endroit le moins cher pour passer les différents niveaux de qualification des plongeurs. C'est pour cela que j'ai choisi de venir sur cette île. Pour passer mon deuxième niveau. Pour cela, il y a pléthore de centres de plongée, dans toutes les langues. J'ai choisi Carabao Diving Center parce qu'il n'y a pratiquement que des Français, que son sérieux est cité sur le net et que l'ambiance y est sympa.    

          En résumé sur Koh Tao:

          - Les plages sont magnifiques



          - Il faut circuler en scooter pour accèder aux criques disséminées un peu partout
          - Pour ceux qui aiment les ambiances musiques et fêtes très très tardives, il y a de quoi faire
          - Les fonds sont magnifiques dès le bord de plage... mais surtout avec les bouteilles de plongée (*)
          - Les prix sont bien plus chers que sur le reste de la Thailande
          - Les choix de couchage sont nombreux et à tous les prix ...  Attention, en haute saison comme en ce moment, il est difficile de trouver une chambre en dessous de 700 Baht
          - Très peu  de restauration purement locale... tout est fait pour le tourisme et donc pas de repas sur le bord de route, et beaucoup de restauration "occidentale": le jeune touriste sur ces îles ne vient pas rechercher la vie locale, et donc ne veut pas trop changer ses habitudes culinaires
          - Pas de marché: tout s'achète en magasin ou en Guest House
          - Faire attention aux bars à forte ambiance: cela empêche de dormir la nuit!
          - Les prix pour plonger défient toute concurrence ... dans le monde ! 


          où résider?

          Comme je l'ai écrit juste avant, il y a plein de solutions pour se loger. J'ai testé le dortoir de Carabao (trop bruyant à mon goût, mais uniquement à cause du bar juste en dessous...car les installations sont toutes neuves. Et ça coûte 300 Bath la nuit!), la chambre en bord de plage à 800 bath parce que je suis seul (sinon à deux, le prix est de 1000 Bath). 

          J'ai également rencontré 3 Français (Justine, Naema et Clément, bordelais actuellement) avec qui j'ai partagé une immense chambre à 700 bath. Et j'ai visité des bungalows avec vue sur Shark Bay ou sur Chalok bay à 700 Bath, d'autres à 2000 bath... bref tout est possible !



          Ah, aussi un point: j'ai choisi le Sud de l'île (Chalok baan Kao Bay), à forte concentration de plongeurs! Parce que le port et la partie Ouest sont plutôt réputés pour être assez festif 

          Que faire?

          Là c'est simple: soit tu choisis de larver sur une des nombreuses plages; soit tu prends masque et tuba; soit tu pars en bateau pour plonger. Bref, tout est à base d'eau... sauf le soir ! (et pour certains la journée).



          • Pour le snokelling


          Beaucoup de possibilités s'offrent à tous : partir de la plage devant sa guest house permet déjà de voir une multitude poissons multicolores. 

          Et puis, avec un peu d'effort, et quelques dizaines de mètres, la découverte du monde marin s'opère : des coraux (encore bien conservés, même si la pêche et le tourisme sont en train de dégrader petit à petit les fonds...). Et avec un peu de visibilité et de la chance, tu pourras voir des requins (inoffensifs!) des tortues...

          L'autre option est de prendre un bateau qui circulent tout autour de l'île pour aller jusqu'au x plages plus difficilles d'accès par la terre et/ou certains ilôts .
          Bref, il y a de quoi se faire plaisir





          • Pour la plongée

          Les fonds au alentour de Koh Tao regorgent de lieux de plongée magnifiques ; véritables aquariums, il est possible de voir du gros. Jusqu'au summum - et un rêve de plongeur- : le requin baleine. Malheureusement pour moi, sur les 4 jours de plongée que j'ai effectué , la visibilité a été parfois très reduite, voir inexistante.... donc les requins doivent être certainement là à côté, mais invisibles !!!



          • Pour les repas

          Il est possible de manger Occidental comme Thai. Il faut juste ne pas espèrer trouver, comme sur le reste de la Thailande, des bui buis le long de la route. Ici, c'est restauration pour touriste. Pas de gargote pour les locaux. 

          Donc il faut bien choisir, car en plus les prix fluctuent : en dehors des restos des Guest Hose, qui exagèrent un peu sur les prix (la vue sur la mer, ça se paie!) , il faut tourner un peu et choisir les petits coins qui ne payent pas de mine, mais qui reviennent pas trop cher et dans lesquels on mange très bien.
          En tout cas, l'intêret d'être sur une ile, c'est que l'on peut manger toute sorte de poissonq et produits de la mer, sans douter de la fraicheur des produits. 

          Régalez vous avec la Seafood !!!


          Mon avis sur Koh Tao


          Malgré le tourisme « de masse », cette ile reste préservée. Ce n'est plus l'île que certains ont connu quelques années en arrière, car un peu (trop) envahie par les constructions (dont certaines sont vraiment pas belles). Donc fini les Robinsons Crusoe.

          Mais elle reste un vrai petit paradis sur Terre et dans la Mer. D'autant plus que les centres de plongée font le forcing pour réguler à la fois le nombre de bateaux sur les sites, mais aussi et surtout pour intégrer Koh Tao comme parc national et donc faire diminuer la pêche.

          Tu l'as compris : une destination à ne pas manquer, si tu aimes les plaisirs de la mer et que le côté festif ne te pose pas (trop) de problème.




          dimanche 19 janvier 2014

          Dernière étape pour ce "petit" tour de 2 semaines au Cambodge. La capitale!


          Après avoir vu l'emblème du pays (Les temples d'Angkor), après avoir aperçu les différentes façons de vivre des gens "de base", après avoir perçu le grand écart entre ceux qui sont en train de devenir très vite très riches et ceux qui sont et reste(ro)nt pauvres: 

          Que me réserve donc cette autre grande ville asiatique ?

           Comment y aller ?


          Alors là rien de plus simple: au Cambodge, tout passe par PHNOM PEHN. Les transports du cambodge sont organisés en étoile, avec pour point central la capitale. Donc que ce soit en bateaux, en bus, ou en avions: toutes les destinations arrivent et partent d'ici!

          Pour rappel, c'est par là que je suis passé pour aller vers le Sud.
          Donc trouver un bus pour venir de KAMPOT a été une formalité. Même si le minibus initial s'est transformé en bus local. Et quand même à nouveau 5h00 de trajet. Pour 6$...

          Que faire ? Que voir ?

          Comme d'habitude, je suis parti un peu à l'aventure en prenant pour destination les quelques sites touristiques à voir. 

          Au début, j'ai marché... mais je suis passé aussi au tuk-tuk: les yeux qui brûlent, les poumons et le nez qui piquent. Tous les symptomes de ce qu'une ville polluée peut offrir à un marcheur (Normal, avec un million cinq cent mille personnes qui circulent en taxis, voitures, tuk-tuk et scooters sur les 290 km2 de cette agglomération) . En tuk-tuk tu en prends d'ailleurs aussi pleins les narines. Tiens, je n'ai pas essayé les tuk-tuk vélo (on dirait des géants... hauts perchés qu'ils sont sur leurs grandes byciclettes). 

          Et puis, en plus, le truc soulant voir plus qu'agaçant ce sont les "Tuk-Tuk Sir?". C'est sans arrêt. Voire, la même question par la même personne 3 ou 4 fois. C'est la première fois que j'en remballe plusieurs.

          La ville 

          Ce qui me surprend dans cette ville ce sont tous ces gros 4x4 chers (c'est la première fois que je vois autant de Mercèdes et d'Audi depuis mon arrivée en Asie). Des gens riches qui usent et abusent de leurs pouvoirs. Finalement, les trottoirs sont leurs parking, et certains roulent comme des malades. Et à côté de cela, beaucoup de mendicités - surtout des gamins- . Le fossé se creuse encore plus ici que dans le reste du Cambodge... ça promet pour le futur!
          Et également la proportion de commerces tenus par des chinois. Ils sont vraiment partout !? Le monde leur appartient déjà ...


          En tout ca, la ville fourmille avec ses milliers de véhicule. C'est un chassé croisé sans cesse, avec des véhicules qui roulent dans tous les sens... Pour traverser une rue, il faut prendre son courage à 2 ... pieds... et une fois lancé la consigne est: surtout ne plus hésiter et ne plus s'occuper des scooters et tuk-tuk. Ils gèrent le déplacement des piètons et n'ont pas l'habitude des gens qui hésitent et qui s'arrêtent! C'est sport mais ça marche (je suis encore vivant !).


          En ce qui concerne le "manger", PHNOM PEHN est une grande ville. 

          On trouve donc certaines enseignes de Fast Food - et pas qu'américaines !-; des boulangeries avec de bonnes viennoiseries; des très bons restaurants français, japonais et autres; et, comme partout ailleurs dans le pays, plein de bui buis sur le trottoir qui servent à manger aux locaux. 

          Il y en a donc pour tous les goûts et donc toutes les bourses.



          J'ai essayé de trouver aussi des salles de cinéma... histoire d'aller voir un bon un moment... Et bien j'ai pas trouvé. Enfin si, mais qu'avec des films asiatiques, genre kun fu ou d'horreur. Je suis donc passé à autre chose!

          S-21

          Finalement j'ai fait 2 grands sites touristiques. Le grand palais, que je n'ai vu que de l'extérieur. Je n'ai pas eu envie de refaire une nième visite de Palais...

          Et le musée du génocide (TUOL SENG). Pour rappel, le Cambodge a eu sa période noire sous la dictature de Pol Pot et ses Khmers Rouges: Le Kampuchéa démocratique. Qui n'avait en fait rien de démocratique! Le principe était simple: créer une société communiste sans classe. Tout cela est bien expliqué sur wikipédia
          Donc j'ai visité ce musée, qui porte la mémoire de cette période sombre: on y voit l'ancienne prison qui a servi de lieu de torture et de maltraitance - et de massacre - de quelques14000 personnes. Lits avec chaines, outils de torture, photos de l'époque, explications, détail sur les responsables politiques de l'époque, quelques ossements... et 2 survivants de période. Voilà en gros ce qu'il y a à voir... Assez perturbant. Sans commentaire ... et sans photo!

          Mais c'est un peu comme les camps de concentration en Europe: le témoignage de l'Histoire.

          Mon avis sur PHNOM PENH


          Comme toutes ces grandes villes capitales, il y a différentes façons de regarder cette ville. Finalement, 2 jours suffisent pour moi pour en faire le tour. Je n'ai pas spécialement accroché (au contraire de Bangkok), mais peut être parce que je préfère la partie rurale du Cambodge ... 

          Et puis je n'ai qu'une idée en tête: filer voir la Mer. Et les îles! C'est la suite ....
          à bientôt pour de nouvelles aventures donc ... et quelques belles cartes postales ?

          Mon Bilan du Cambodge

          Au départ de France, j'avais prévu de passer au Cambodge juste pour Angkor. Et puis, au fil de mes rencontres, je me suis laissé tenter et me suis dit qu'il serait peut être bien d'y passer un peu plus de temps que 3 jours.

          Bien m'en a pris.

          Ce pays est une merveille. Parce qu'en construction. Certains Cambodgiens en parlent comme d'un nouveau pays. Il est encore temps de le visiter. Pas sûr qu'il résiste à l'invasion des Chinois, de l'argent et du tourisme. Je n'ai vu que la partie Ouest. Mais il semblerait que l'Est soit déjà ravagé par la déforestation à outrance...

          En vérité, c'est peut être le pays que j'ai préféré... peut être parce que je n'en attendais pas grand chose et que finalement ce fut une très bonne surprise, avec un peuple acceuillant et souriant.

          Venez, venez !

          samedi 18 janvier 2014

          jeudi 16 janvier 2014


          Finalement, j'ai regroupé mon périple du sud du Cambodge en un seul article. 
          Parce que j'ai pris un peu de retard sur mes publications d'une part. Certes. Et d'autre part parce que cela me semblait bien de montrer que finalement il y a des boucles à faire en fonction des régions. Et oui, un backpacker ça réflechit aussi -un peu, faut pas exagérer non plus, ce sont des vacances...; mais il faut un peu optimiser. Sans petit dessin. Pour des raisons de sous. Mais surtout de temps de trajet. Car il en faut du temps, pour traverser ces régions avec une notion de ponctualité toute relative et surtout parce qu'il y a pas mal d'aléas (routes défoncées, en construction, arrêt pour ramasser les clients - que des locaux - le long de la route; qu'il faut bien sûr déposer hors station de bus.

          Cette tranche de voyage en est un bon exemple... Alors on y va ....



          SIHANOUKVILLE - OTRES BEACH


          Le transfert entre BATTAMBANG et SIHANOUKVILLE en bus de nuit n'a pas été un bon choix. Non pas que ce soit un mauvais choix, quand tout se passe bien il me semble que c'est la bonne option. C'est juste parce qu'il y a eu un petit soucis de réservation de ma Guest house, et que la compagnie de bus n'avait enregistré pour moi qu'un aller pour PHNOM PEHN. Finalement, j'ai fait un bus de nuit jusqu'à la capitale, et me suis retrouvé à 6H00 à attendre une correspondance pour les plages de Sihanoukville. 

          Donc un trajet de 7H00 de nuit (de 23H00 à 6H00) + 2 heures d'attente + 4H00 de local bus = beaucoup trop d'heures de transport à mon goût ! 

          Ce qui fait qu'à l'arrivée à SIHANOUKVILLE, après une petite négocation "classique" sur le prix du tuk-tuk, je me suis installé Chez PAOU GH à OTRES BEACH. Pour finalement ne plus en bouger pendant 2 jours !  Un joli bungalow à 8$ la nuit, une douche commune (et oui, j'en connais une qui va encore me dit "pffff jamais pour moi ce type de voyage") avec eau froide (on s'y fait! si, si), un restaurant où il fait bon manger une bonne cuisine, quelques transats en face de la mer et une petite plage sympa, en avant goût des plages à venir de la Thailande: que demander de plus ?

          En tout cas, je ne peux absolument pas parler du reste de la région: je n'ai rien vu d'autre! Farniente, lecture, et mise à jour du blog - j'avais un peu de retard...-. Bon programme.

          Pour ceux qui envisagent de rester sur SIHANOUKVILLE: mes informations sont les suivantes. Cette ville est tenue par la mafia russe. Et il y a plein de jeunesses (et des moins jeunes) qui viennent (un peu) faire la fête. Résultat: prostitutions, casinos, drogues (happy boissons et happy repas), vols se mélangent à la vie des touristes; ça ce sont les généralités.

          J'avoue que j'ai pas trop vu de jeunes dépravés ni trop entendu de musique genre électro. C'est vrai que les happy menus s'affichent généreusement sur la plage où les Guest house / bar / buibui se succèdent sur une partie du littoral. J'ai même vu quelque chose du genre "Joints à gogo". Mais l'intêret du coin c'est la mer du golfe de Thailande. Et , heureusement, il y pas mal de plages et des accès faciles à de belles îles juste en face!

          Pour ceux qui ont un peu envie de voir les plages, profiter un peu de la fête, farnienter et qui peuvent supporter les américains et les russes: l'option SIHANOUKVILLE peut être bien. Pour les autres: il y a plein d'autres choses à voir au Cambodge, ne passer pas par cette étape !

          En tout cas, pour moi, après 2 nuits,  et une journée et demi de RIEN - ce qui m'a suffit très très amplement-  je pars pour KAMPOT.


          KAMPOT et KEP




          Kampot!
          Le site cambodgien du poivre... un des meilleurs au monde ! En tous cas, les cambodgiens le vendent comme tel!


          Mais c'est aussi une petite ville paisible, sans trop de charme certes, mais qui a gardé un côté colonial tout à fait plaisant. Et avec plein de choses à voir aux alentours, en prenant tuk-tuk, vélo, ou sccoter.

          Et puis c'est vraiment l'avis de tous: il y fait bon séjourner. Je vais même avouer qu'il pourrait faire bon y vivre. C'est en effet la première fois depuis le début de mon parcours que je me dis que je pourrais me poser  ... Ici ! 

          Je suis déjà sous le charme du Cambodge depuis mon arrivée... Et là, des montagnes (enfin c'est pas les alpes, ni même les vosges), la mer, le soleil... We will see !

          D'ailleurs la plupart des personnes que j'ai rencontré sont souvent restées plus longtemps que prévu.Preuve que cet endroit plait!


          En tout cas, moi, j'ai choisi de m'installer pour 3 nuits à SAMON'S VILLAGE GH. Des bungalows avec ou sans douche, entre 4 et 15 dollars. J'ai pris un bungalow à 8$  avec douche et wc communs. De toute façon il n'y avait pas de choix, il ne restait rien d'autre....

          Une salle de restauration / bar où tout le monde se réunit, et partage le recit de ses journées. Une ambiance donc relativement familiale, où SAMON et sa femme prennet soin de vous chaleureusement. Un accès direct à la rivière. Un terrain de jeux. Et une certaine impression de faire les Robinson Crusoe... il faut aimer le camping sans luxe, mais c'est sympa!

          A Kampot, il faut aussi aller voir le marché. Parce que je trouve toujours intéressant de voir ces endroits qui reflètent bien la vie locale sans les touristes - Il y en a toujours très peu dans les marchés locaux -. Et là, comme originalité, on peut voir des jeunes ados travaillés les bijous et surtout les couvrir d'une fine couche d'or. Tout est fait main. 




          Et puis, au coucher de soleil, tous les soirs, il y a le défilé des bateaux pêcheurs qui partent - je ne sais où - faire leur besogneux métier... 

          une vraie farandole de bateaux multicolores.


          Secret Lake

          Et puis SAMON est adorable. D'ailleurs, après avoir échangé sur nos vies et sur nos envies pour le futur, il m'a proposé de l'accompagner toute une journée au milieu de sa nouvelle famille. Là où il a décidé d'acheter un terrain pour son projet de dans 5 ans! Un petit paradis sur les bords du Secret Lake (qui n'a de secret que le nom...).



          Pour moi c'est une immersion totale dans la vie Khmer, avec des gens adorables et qui -comme moi - ont avoué être frustrés et honteux de ne pas pouvoir communiquer avec moi. A part avec des sourires, gestes, froncements de sourcils et clins d'oeil, bien sur. Et faire 2 repas avec des "gens de la brousse", où l'alcool de riz circule de main en main, ça tisse quelques liens. 
          Ils ont une vie simple , qui se résume à quelques fondamentaux que l'on a oublié chez nous: s'occuper de sa terre pour produire de quoi manger, partager avec ses voisins et sa famille, s'entraider dans les taches un peu difficile, mélanger femmes / enfants / hommes / vieux /jeunes / voisins /familles. Sans télé... sans électricité... juste quelques portables. En tout cas je ne sais pas trop ce qu'il y avait à manger ... j'ai testé le Poisson Chat et me suis abstenu de prendre les morceaux de porc (gras, abats, et autres... il doit bien y avoir quelques maladies là dedans...). Je n'ai rien compris de ce qu'ils racontaient et de qu'ils se moquaient dans leurs blagues et gesticulations.

          Mais quelle belle journée !

          En tout cas, même sans se faire inviter par des locaux, il faut faire Secret Lake: le cadre est bucolique, paisible, au bout d'une piste bien défoncée. Et puis aux alentours, il y a des plantations de poivre à visiter... Encore un endroit de détente, où l'on peut même se baigner!

          Kep

          Je suis également parti une journée en scooter du coté de Kep. Haut lieu célèbre pour ses cabres. 
          Et donc quand on met une spécialité Crabe et une spécialité Poivre frais dans une même région, qu'est ce que l'on mange ? Du Cabre au poivre vert !!!

           Le truc à manger dans le coin bien sûr . D'ailleurs, ce pour quoi je suis venu à Kep. Et c'est très bon ! 


          Mais en plus de la rubrique Miam Miam, il faut parler un peu culture et histoire (ça va plaire à ... non je ne vais pas donner de nom!). Enfin juste pour affirmer que cette ville est étrange. Elle est resté comme figée depuis la période des Khmers Rouges. Il y a plein de maisons abandonnées, tombant en ruines. Au milieu de grandes allées toutes prêtes à accueillir de riches bourgeois, un peu comme sur les côtes huppées en France... Mais tout est en friche, dans l'attente dont on ne sait quoi... Etrange atmosphère .


          Pour finir sur KEP, il y aussi une belle plage de sable blanc, un joli marché où les calamars grillent sur les barbecues... Et plein de poivre à vendre de partout.















          Vraiment une belle petite ville à visiter; à une demi heure de Kampot en scooter. Il y a aussi les tuk tuk pour y venir. Et même: je conseillerais cet endroit pour se poser quelques jours.

          Ensuite, en prenant la route en direction de Kampong Trach - dernière grande ville avant la frontière Vietnamienne, je me suis arrêté dans une plantation de poivre à visiter. Après quelques 4 kms de piste rouge (attention, lessaive obligatoire au retour!) je rencontre Christophe, qui produit un peu de poivre bio. Je suis pas sur que cela soit son vrai prénom, mais c'est ce qui est écrit sur les écriteaux. En tout cas, il a pris le temps de m'expliquer comment il produisait, traitait les maladies, commercialisait sa production. Première fois que je vois un poivrier, liane grimpante le long d'un tronc. Première fois que je vois une fleur de poivrier. Et maintenant je sais pourquoi il y a du poivre noir, du rouge, du blanc ... et du vert. Mais ça, il faudra venir ici pour le savoir :)

          Finalement, cette étape botanique a duré un peu plus longtemps que prévu. Alors je ne suis pas allé voir les grottes prévues initialement.  Et suis rentré sur cette route en cours de réparation à la tombée de la nuit... Il y a des moments où rouler en scooter n'est pas très rassurant... Heureusement qu'une bonne douche bien fraiche m'attend!
            

          En conclusion


          Bon, je pense que tu l'as bien compris. J'ai adoré Kampot et Kep. Et pas trop aimé Sihanoukville. Je ne sais pas si je reviendrai habité un jour cette région. Mais en tout cas je reste sensible à sa beauté. Et si je reviens au Cambodge, je referai plusieurs jours dans le coin.
          En tout cas, n'hésitez pas à venir visiter !

          Moi, maintenant, je repars en direction de la capitale PHNOM PENH; ça risque de changer d'environnement... à bientôt donc pour de nouvelles aventures, cher(e) internaute.





          vendredi 10 janvier 2014

          Il y a des jours où tu reprends ton sac à dos, pour une destination choisie par envie, par bouche à oreille, par intuition, ou tout autre(s) raison(s). Battambang, c'était au départ plutôt pour faire une étape en direction du Sud. Et parce que j'avais eu de bon échos du trajet en bateau, je me suis dit que je pouvais renouveller une expérience maritime, comme la descente de la NamOu au Laos. 

          Et ben, bien m'en a pris: une des mes meilleures journées, en terme de découverte de la vie locale, depuis le début de mon "petit" périple asiatique... 

          Alors allons y ... (pour moi, c'est un vrai plaisir de m'y replonger !)


          Comment y aller ?

             
          Bateau voisin, 2 fois plus grand que le notre !
          Il y a deux façons de se rendre à BATTAMBANG, depuis SIEM REAP. L'option classique, à savoir le bus (environ 3 heures de route).

          Et celle que j'ai choisi: l'option bateau. Pour environ 25$, tu peux t'entasser dans un bateau prévu au départ pour cinquante personnes. Et sur lequel tu te retrouves à peu près le double. Et pour mettre tout ce petit monde sur le bateau, le toit de celui-ci doit se remplir aussi. C'est là haut que je me suis posé, pour un peu plus de 6H de navigation (ça calme les fesses!)


          Bien sur, il y a toujours un peu de retard au démarrage: Levé à 5H, parce que, normalement, le pick-up se fait à 5H30... je ne serai dans le bus, qui va au port, que deux heures plus tard. Et le bateau partira plutôt vers 9H30 - au lieu du 8H00 prévu- . L'ASIE !

          Un conseil: prévoir de l'eau (on peut quand même se fournir sur le bateau, car même si l'organisation et le respect du timing n'est pas leur fort, ils savent faire des affaires, ces Cambodgiens), de la nourriture (rien à manger sur le bateau!)... et bien sur une bonne crème à bronzer (Parce que ça tape dur en plein soleil et sur l'eau) avec un chapeau sur la tête.


          La traversée en bateau


          Le bateau commence son parcours directement sur le Tonlé Sap (extrait de wikipédia :
          Le Tonlé Sap (en khmer: បឹងទន្លេសាប, Boeung Tonlé Sap) ce qui signifie en khmer « grande rivière d'eau douce », mais qu'on traduit plus fréquemment par « grand lac ») est un système hydrologique combinant lac et rivière portant ce même nom, d'une importance capitale pour le Cambodge. Le lac est le plus grand lac d'eau douce d'Asie du Sud-Est et un site de première importance du point de vue écologique, reconnu en tant que biosphère Unesco en 19971. Le lac est situé en plein centre du Cambodge, plus long que large avec une orientation nord-ouest sud-est



          Au début, nous naviguons à travers une sorte de mangrove, grâce à un petit canal naturel qui traverse un enchevétrement d'arbres et de plantes d'eau, avec des pélicans, des hérons(?), des cormorans (?), des pécheurs... 

           Bref toute une vie animale et humaine.

          Ensuite nous faisons un bout de "route" directement sur le lac.  Tonlé Sap. Vaste étendue d'eau qui se remplit et se vide selon la saison de pluies. La superficie du lac pendant la saison sèche (février à mai), est d'environ 2 700 km2 pour une profondeur d'environ 1 mètre; et se voit quasiment multipliée par six quand arrive la saison des pluies. On estime que la surface du lac peut alors atteindre 16 000 km2 et sa profondeur 9 mètres, 

          Puis le bateau part sur la rivière Tonlé Sap (oui, oui, comme le lac). Qui a une vraie particularité: son courant s'inverse en fonction de la saison. Ce phénomène aquatique est d'alleurs célèbré dans la capitale par le Bonn Om Tuk, une fête de l'eau qui donne lieu à des courses en bateau. 

          Et alors, tout ce petit voyage prend son sens : dans les méandres de cette rivière, nous traversons plusieurs villages. Dont Boeng Chak Pea. 
          Lui, comme tous les autres, est organisé comme un village normal. Il y a des commerces (ambulants), des marchés, des habitations, des écoles. Sauf que les habitations sont des bateaux; ou flottent grâce à de gros tonneaux. Et ces villages flottants peuvent se déplacer sur le lac selon les saisons.  
















          Que font-ils au milieu de ces étendues d'eau? 
          C'est simple: ces eaux sont particulièrement poissonneuses et nourrissent des milliers de pêcheurs.  Et donc tout ce peuple vit de la pêche: femmes, enfants, hommes. Tout le monde pêche ! 
          Des centaines de petites embarcations pour pêcher "à la main", avec des gros systèmes de filets à balançoire, ou debout dans l'eau: tous les systèmes sont bons. 

          Il y en a partout. Des heures à regarder vivre ces gens "d'un autre temps" pour nous occidentaux.



           Et toujours avec des sourires, des coucous de la main, des hellos. Et même des fous rire au passage du bateau qui créé des remous tels que certains tombent à l'eau ... 



          Quelle ambiance ! Quelle belle tranche de vie ... ça remet les pieds sur terre et fait relativiser sur nos pauvres petits problèmes de "riches". Encore une journée "Coup de Coeur".

          A tous les futurs voyageurs, un seul conseil: Investissez dans cette journée hors du commun!

          Et surveillez bien les cages en bois le long des maisons: elles sont remplies de crocodiles!


          Que faire , que voir ?


          La ville de BATTAMBANG n'est pas terrible en soit.

          C'est la seconde ville du pays et un point de passage essentiel entre le Cambodge et la Thailande. Economiquement. C'est certainement aussi pour cela que l'on trouve plein de logements (hotels et guest house). Moi j'ai choisi (par hasard) l'Asian Hotel. En plein centre, propre, pas cher (Chambre de 6 ou 8$); avec un personnel très sympathique. 

          Par contre, en prenant un tuk-tuk ou en louant un scooter (j'ai pris maintenant plutôt cette habitude... pour 7$, je suis libre de mes mouvements), il y a plein de choses à voir.

          Les crocodiles

          Il y a des fermes d'élevage de crocodiles. Environ 2 kls au Nord. Mais c'est juste un élevage. Le Cambodge n'a pas de moyens pour soit commercialiser les peaux, soit exploiter la viande - dont les  Thailandais en sont à priori friand - Et non, je n'ai pas gouté: je n'ai pas trouvé d'endroit pour !
            
          Les vignobles


          J'ai aussi visité un "vignoble". A une dizaine de kilomètres au Sud.

          Oui, oui, il y a des vignes avec lesquelles ils fabriquent ce qu'ils appellent  du vin ... ça brule un peu (beaucoup ?) ! 

          J'ai gouté! 
          Le vin (bof).
          Le Cherry (trop fort !). 
          Et 2 jus dont un au gingembre. On s'est demandé avec des québécois - rencontrés dans le salon de dégustation - si quelqu'un pouvait apprécier tout ceci. Affaire de goût certainement! 

          L'exploitation du poisson


          Et puis, en tournant un peu à droite à gauche, tu peux tomber sur le traitement local de toute cette pêche vue la veille. Du déchargement - à la main ou à la fourche- des bateaux ou des camions, au salage et seichage du poisson, et à son stockage. 

          Tout y est ! Quel boulot de dingue, là aussi... avec les bonnes odeurs qui vont bien... mais toujours dans la bonne humeur !


















          PHOM SAMPOV

          Il y a aussi la partie historique du Cambodge à découvrir. Pas très drôle, puisque cela concerne les Khmers rouges. Qui se servaient de la colline de PHNOM SAMPOV (à environ 15 kms de Battambang) comme centre d'interrogatoire et d'excution. Ils précipitaient leurs prisonners dans le vide des grottes situées sur son versant. Quelques milliers de Cambodgiens ont trouvé ici une mort affreuse. J'ai pas mis de photos...

          Mais maintenant la sereinité est revenue, et le site abrite un temple que l'on peut visiter après avoir gravis quelques centaines de marche. 

          Et, si tu attends la tombée de la nuit, tu peux voir la sortie de plusieurs milliers de chauves souris. Impressionnant!  


          En conclusion


          BATTAMBANG est un bon point d'arrêt. J'ai bien aimé cette journée et demi passée à tourner au centre ville comme au alentour. Et, tu l'as compris, j'ai adoré le trajet pour y arriver... ce qui ne sera pas le cas, pour le trajet pour en partir...

          Mais ça ... c'est pour plus tard!